Claire BRETECHER, Agrippine déconfite
Agrippine est dans ce dernier épisode confrontée au troisième âge, et si l'héroïne est toujours aussi abominablement djeuns, les vieux ne sont pas à la traine et font preuve d'un merveilleux mélange de gâtisme et de rapacité. La bande déssinée s'ouvre sur une bataille de chiffonières à propos d'horribles bottes à la mode. Le trait est outrancier, outrageux, cela n'en est que plus drôle. Plus tard Agrippine sera confrontée à la mort suspecte de sa charmante grand mère, cela est très triste, même si ses larmes semblent sortir de Santa Barbara. Agrippine est peu douée pour le travail de deuil, on ne l'embaucherait sûrement pour le faire. Mais "comment une misère pareille est-elle possible en ces temps compassionnels?"
Publicité