Stefan ZWEIG, Le joueur d'échecs
De Zweig, je n'ai lu jusque là que sa biographie de Balzac, qui est passionnée, intense, et d'une extrème intelligence. Zweig possède le don de s'enthousiasmer sans être niais, et son style est percutent, condensé. Je ne suis pas déçu par Le joueur d'échecs, qui est une nouvelle efficace sur un thème on ne peut plus balzacien : la monomanie. Ce n'est certainement pas, comme tant d'autres nouvelles, un pauvre mécanisme qui n'est fabriqué qu'en fonction d'une chute. La nouvelle montre comment le jeu des échecs, fantastique parce qu'il ne laisse rien au hasard, et comporte dans un cadre totalement limité, un ensemble de combinaisons infinies, peut s'emparer d'un esprit pour faire diversion, sauver, ou intoxiquer. C'est une brève plongée dans l'esprit humain, la manière dont il fonctionne, se défend, ou s'autodétruit.
Zweig, contrairement à un joueur d'échecs, fait intervenir le hasard, et sort de sa boîte des pièces auxquelles on ne s'attendait pas, construisant une fiction brève, mais efficace et profonde.
ZWEIG (Stefan), Le joueur d'échecs, Le livre de poche.
Zweig, contrairement à un joueur d'échecs, fait intervenir le hasard, et sort de sa boîte des pièces auxquelles on ne s'attendait pas, construisant une fiction brève, mais efficace et profonde.
ZWEIG (Stefan), Le joueur d'échecs, Le livre de poche.
Publicité