Duong Thu Huong, Au zénith
Duong Thu Huong, dissidente vietnamienne, nous prévient dans l'avertissement d'Au zénith, que ce roman est basé sur des faits vrais, qui ont été un peu remaniés. Derrière l'écorce romanesque, un drame réel, celui du Vietnam. Il s'agit de montrer comment l'idéal révolutionnaire a été corrompu de l'intérieur, instrumentalisé par des bouchers, et a donné l'une des plus grandes abominations. Au centre du dispositif, le président Ho chi minh, qui devient une icône populaire, instrumentalisée et paralysée. Le parti refuse d'officialiser son union avec une jeune fille, qui a donné deux enfants. Le président enfermé est réduit à sa fonction d'idôle. Une icône, ça ne bouge pas, ça n'aime pas, ça ne vit pas. Autour de ce noyau, des tragédies familiales naissent, les personnages sont en proie à des contradictions insolubles. L'écriture est limpide et directe. La construction est grandiose, et certaines pages sont des splendeurs d'ironie et de désillusion.
Une seule réserve : la traductrice abuse de l'outil comparatif "tel", alors que "comme" irait très bien la plupart du temps. Cela signale un certain goût pour la poésie de pacotille. Mais pour le reste, c'est une très belle traduction.
Duong Thu Huong, Au zénith, Sabine Wespieser, 2009.
Une seule réserve : la traductrice abuse de l'outil comparatif "tel", alors que "comme" irait très bien la plupart du temps. Cela signale un certain goût pour la poésie de pacotille. Mais pour le reste, c'est une très belle traduction.
Duong Thu Huong, Au zénith, Sabine Wespieser, 2009.
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